par Mister N » Lun 28 Mar 2011 18:04
Un rêve peut en cacher un autre.
Il était une fois, un jeune homme qui adorait regarder les étoiles. Quand il les voyait, il s'envolait vers un autre monde où les fleures chantaient, les créatures dansaient et l'humanité sentait le parfum du bonheur éternel. C'est pourquoi chaque nuits, il ne fermait pas l'œil par crainte de quitter ce monde avant que le jour se lève et donc de rater ces heureuses pluies magiques qui le remplissaient de joie et d’espoir.
Dans son voyage vers les hauteurs où les étoiles ne pouvaient être plus belles, il n’y vu aucun Dieu ! Les personnes suivaient leur vie comme l'eau fraiche et pure d'une rivière coulant à l'envers pour que la fin ne soit que le début d'une autre vie.
Dans son monde où habitaient de grandes lueurs flamboyantes; les vices, les vols, les malheurs et les crimes étaient inexistants, personne ne connaissait ces mots tragiques dotés de terrifiants pouvoirs. Personne ne se voyait réaliser l'un d'eux, leur sage et raisonnable pensée leur en empêchant.
Dans son repaire où scintillaient les douces clartés de la lune, avoir faim, avoir soif, avoir chaud, avoir froid ou ressentir un besoin quelquonque était inconnu. La population ne s'en souciait guère puisque leurs abondantes ressources étaient inépuisables.
Dans son refuge où se murmuraient les mélodieuses chansons de la nature, c'était leur magnifique Terre qui dirigeait et qui commandait toute seule ces vies limpides et illuminées par les lumières dorées de ce monde enchanté où les plus communs des paysages étaient largement plus beaux que les plus sublimes et plus rares merveilles de notre vrai et plus terrifiant monde.
Là-bas, dans cette plaine éclairée par ses mille et une beautés, le temps nous emportait aux heures les plus somptueuses et l'espace nous emmenait aux contrées les plus gracieuses.
Une fois de retour dans la réalité, le garçon partait travailler dans les claires cotés obscures de la réalité. C'était le seul qui souriait toujours, repensant à tous les merveilleux moments passés dans son monde qu'il nommait Utopie.
Les autres le jalousaient de sa joie vivre, de sa bonne humeur constante qu'il ramenait de sa galaxie palpitante. Mais rien ne pouvait le rendre triste, même pas tous les malheurs au monde.
Seulement un jour, une jeune fille de son âge lui demanda: "Pourquoi es-tu si pétillant, si heureux tout le temps ?". Le garçon lui répondit simplement: "Ce sont les étoiles, elles sont si belles et si merveilleuses qu'elles emportent les moments les plus tristes et les transforme en poudre magique céleste. Utopie est pour moi l'endroit qui me fait vivre, ressentir les choses que je ne ressentirais jamais ici, elle me fait voir la beauté au meilleur de sa journée et je ne peux l'embrasser qu’à la plus obscure clarté de la nuit. Les mots sont si faibles pour décrire cette sensation qui nous envahit quand on arrive dans ce lieu presque sacré qu'il faut le connaître pour en juger".
C'est alors le soir même, dans le monde du réel, qu'il s'allongea pour passer la nuit en compagnie des étoiles et de la demoiselle d'aujourd'hui. Ne pouvant résister, il se retrouva submergé par les multiples beautés illuminant ses heureuses pensées.
Le matin arrivé, le jeune homme s'exclama: "alors, as-tu vu comment la nuit était belle, comment la vie là-bas est resplendissante ?!". Et la fille tristement répondit: "non je n'ai rien vu, pourtant je ne me suis pas endormis contrairement à toi, comment as-tu fait ?".
La réponse est là, c'est qu'il dormait déjà.