de Mansfield » Mer 25 Aoû 2010 00:53
J'ai passé la soirée devant "Deux Anglaises et le Continent" sortit en 1971, et j'ai reçu une claque énorme devant la qualité de ce film, donc j'ai fait une petite critique :
Un bon film est toujours un film critiqué et mis de côté à sa sortie, du moins avec Les Deux Anglaises et le Continent, c'en est bel et bien le cas. Truffaut nous attable à une fable bien tragique. Tout d'abord, il faut savoir que ce film est une adaptation du livre de Jean Pierre Roché, et que cette histoire est une histoire vrai qui s'est déroulé début du XXème siècle. C'est celle d'un homme qui a connu la véritable passion amoureuse,(quelle chance) le fantasme d'être aimé par deux sœurs, et de les aimer elles deux. Mais comme disais Aragon "Il n'y a pas d'amour heureux", et cela va s'en dire, car il y a bien des complications et des barrières : les traditions puritaines lié au protestantisme et à leur mère possessive, l'analyse toujours présente du sentiment naissant, et le dédain admirable de Murielle(quelle actrice!) devant les avances de notre maladroit Claude. Je trouve le film très réaliste et la photographie sublime, les quelques travelling, le jeu de lumière, les jeux de regards entre Murielle et Claude nous évoquent bien plus que des paroles, et c'est cela que j'adore chez Truffaut, il faut avouer que la bande son signée George Delerue sublime le film. De plus, les dialogues, il faut le dire, très littéraire, si l'on n'est pas plongé dès le début dans le film, nous ennuient à mourir. Mais c'est un film que l'on adore ou que l'on critique de navet. Des citations tel que : " La vie est faite de morceaux qui ne se joignent pas" et d'autres sont sublimes et nous parlent instinctivement. Ce film est noir, il dérange, et il reste fidèle à son auteur, tout en étant du Truffaut (quelques scènes sont tiré de l'imagination du réalisateur, toutes les autres sont tirés du roman). C'est donc un grand moment de cinéma ou l'on voit quelque références à de grands écrivains cinéastes tel que Cocteau, entre autres.
Des armes, au secret des jours
Sous l'herbe, dans le ciel et puis dans l'écriture
Des qui vous font rêver très tard dans les lectures
Et qui mettent la poésie dans les discours