par pititelibellule » Dim 3 Jan 2010 13:09
Dans l'école du diable, Eric-Emmanuel Schmitt place ses personnages dans un lieu humide et obscur qui s'apparente à l'enfer.
Dans l'extrait proposé, le majordome du Diable a fait appel au Mèdecin:
son maître, en observant ce qui se passe sur terre, devient dépressif.
LE MAJORDOME. Mais je ne vois pas du tout ce qui pourrait le déprimer, tout va au plus mal.
LE MÉDECIN. En êtes-vous sûr?
Pour donner plus de poids à ses dires, le Majordome saisit un immense rouleau de papier couvert d'informations. Il commente :
LE MAJORDOME. Nous avons actuellement plus de quinze guerre sur le globe, assez salement ravageuses grâce au progrès techniques; un bon million de situations tendues qui font plusieurs morts et quelques blessés graves par mois; trois tremblements de terres; deux cyclones; cinquante inondations et une sécheresse chronique; une moitié de l'humanité crève de famine, l'autre moitié d'indigestion, la médecine se chargeant des rescapés; il traîne encore sur la terre cent vint-cinq maladies mortelles; les prisons sont pleines; les galières et les ghettos aussi; la peine de mort triomphe; la torture devient une vertu maîtresse; on gifle les enfants, on les frappe, on les tue, on les vioe; les religions poussent à l'abus ou au crime sexuel, bref, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait le déprimer !
Le Diable sort de l'ombre, cassé par la douleur.
LE DIABLE. La banalité. Nous clapotons dans la banalité, je m'enlise, j'étouffe.
LE MAJORDOME. Votre Diablerie, vous ne pouvez dire cela. Tout est pour le pire dans le pire des mondes possibles.
LE DIABLE. Il n'y a plus d'avenir pour nous. Le mal est fini.
LE MAJORDOME. Allons, c'est tout le contraire! Vous ne pouvez négliger le renfort innatendu que nous ont récemment apporté les sciences. Le progrès, votre Diablerie, avec tout ce que la physique et la chimie permettent aux hommes désormais, nous a donné l'occasion de décupler notre activité. La bêtise n'a pas augmenté, certes, mais, grâce au soutien de l'intelligence, la bêtise tue beaucoup mieux qu'avant.
La visé des deux textes est la dénonciation du pesssimisme/optimisme et du monde de l'auteur (le XVII eme pour Voltaire et le XXeme Pour E-E Schmitt). Ceci n'est pas mon problème pour tout dire...
Je tente d'expmiquer qu'il n'y a ni pessimisme ni optimisme dans le texte mais une philosophie qui s'pparente au deux... Le majordome est plutot optimiste et le diable plutot pessimiste même si je ne peux pas le formuler comme ça étant donné que l'optimisme est fondé sur le bien (or là tout est au plus mal) et le pessimisme est fondé sur une déploration du mal, or là le diable ne pense pas que le mal est dramatique...