Avec ce projet, on ne s'attaque pas à la racine du problème. C'est comme Sarkozy, les banlieues et les Karscher : une fois le coup de Karscher passé ça fait tout propre en surface, mais à l'intérieur rien n'a changé !
A mon avis, il y a de l'absentéisme pour plusieurs raisons :
- incompétence de certains professeurs. Je ne leur jette pas la pierre, ce n'est pas leur faute à eux. Il ne sont juste pas bien préparés par leurs études : on n'apprends pas aux professeurs à gérer une classe ou à être pédagogue et intéressant. On leur apprend des choses sur la matière qu'ils souhaitent enseigner, c'est nécessaire mais pas suffisant !
- programmes lourds et inintéressants : autant je suis pour un socle commun de connaissances (en français, en mathématiques, en éducation civique juridique et sociale, en histoire/géo...), autant certaines matières deviennent très accessoires avec le temps. Je prends l'exemple de la Physique-Chimie : au début, on apprend des choses utiles (les prises électriques, verser l'acide dans l'eau, la puissance des collisions automobiles...) et c'est bien. Arrivé en Seconde générale, une grande partie des élèves désirent s'orienter vers la filière ES. On les force pourtant à suivre des cours de Physique-Chimie qui portent sur les moles (!). Ca n'a aucun sens, non ?
- perspectives nulles : pour pas mal de personnes en France, l'école ne peux pas procurer de réussite professionnelle. S'appeler Aziz et "porter sa casquette de travers" (uhuh) fait qu'on a plus de chances d'aller en filière technique en amont, et moins de chances d'être embauché en aval. Partant de là, Aziz peut faire un "calcul rationnel" et se dire que l'école n'apporte rien et qu'il ferait donc mieux d'aller faire autre chose, gagner sa vie comme il peut.
En supprimant les allocations, je ne ferais que citer Nobu pour conclure :
Nobu_ a écrit:Je doute que cette mesure change quelques chose... Hormis enfoncer encore plus certaines familles dans leurs misères. [...]
Je ne pense pas que ce soit la solution. Mais c'est quand même bien essayé...
H.O.M.E,
qui rêve d'une politique des racines...